MISE AU POINT DE FRANCIS TOUYA Président de la Ligue d’Escrime De Midi-Pyrénées

Sans doute avez-vous eu connaissance du courrier que j’avais adressé en date du 5 Mars 2012 à Monsieur Frédéric PIETRUSZKA, Président de notre Fédération et de sa réponse datée du 9 Mars 2012.

La diffusion du courrier de Monsieur PIETRUSKA à de nombreuses personnes  qui n’étaient pas en copie de ma lettre, me conduisent aujourd’hui à répondre et à autoriser toutes les personnes qui le souhaitent à en faire état afin que chacun puisse juger en toute équité de leur contenu.

Vous trouverez ci dessous l’ensemble de ces correspondances.

—————————————————————————————-   Francis Touya a écrit le 5 Mars :

Monsieur le Président,

J’ai appris au travers de votre courrier adressé, en date du 17 Février 2011, à Monsieur le Maire de Tarbes que la Fédération Française d’Escrime avait décerné le « Prix du Club de l’année 2011 » au Club de l’Amicale Tarbaise d’Escrime.

Adjoint au Maire Chargé des Sports de la ville de Tarbes, c’est avec beaucoup de fierté que j’ai accueilli cette nouvelle qui rejaillit sur l’image du sport Tarbais.

Mais j’aurais aimé, vous le comprendrez facilement, que cette information me soit communiquée en tant que Président de la Ligue d’Escrime de Midi-Pyrénées. Il n’en fût rien !!

Mais il est hélas dans vos habitudes d’occulter les informations, comme par exemple malgré mes précédentes remarques, la notification de la venue des Equipes de France de Sabre sur le territoire de notre Ligue dans le cadre de partenariats que j’avais initiés.

J’ai appris depuis longtemps à m’habituer à vos méthodes de communication visant à marginaliser tous ceux qui ne partageaient pas vos idées pour l’escrime Française.

Vous remarquerez que depuis plus de sept ans, je ne me suis jamais exprimé.

J’ai gardé le silence malgré toute la peine que m’inspirait la politique que vous menez, malgré l’impasse dans laquelle vous nous conduisiez.

Mais trop, c’est trop !!

Où sont les cent mille licenciés que vous promettiez contre vents et marées ?

Que sont devenues nos finances ?

Où en est la formation, le Haut Niveau ?

Autant de questions, autant d’inquiétudes !

Nous voici bientôt à l’heure des bilans et les élections à venir nous donneront bientôt l’occasion de confronter des idées, d’analyser les projets présentés au travers de démarches prospectives, constructives et respectueuses.

Vous pourriez penser que ce courrier s’inscrit dans une démarche à caractère ambitieux et dans un but personnel.

Je vous rassure, il n’en est rien. Je ne serais plus Président de la Ligue d’Escrime de Midi-Pyrénées à la fin de ce mandat et je ne serais pas candidat au Comité Directeur de la Fédération Française d’Escrime lors des prochaines élections, ce qui de ce fait me permet de parler plus librement, plus objectivement.

Mais après vingt années passées au service de l’escrime en Midi-Pyrénées et huit au Bureau de notre Fédération, je voulais vous dire combien je suis triste et interloqué face à la situation actuelle.

Demain sera un autre jour. Celui, j’espère, du renouveau de l’Escrime Française à laquelle nous sommes tous attachés, à laquelle nous avons tant donné et qui nous a tant apporté.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

—————————————————————————————-

Réponse M. PIETRUSKA (cliquez sur ce lien pour voir ce courrier)

—————————————————————————————- Réponse de Francis Touya le 26 mars

Monsieur le Président,

J’ai bien reçu en date du 9 Mars 2012 votre réponse à mon courrier du 5 Mars 2012.

Je vous avais fait part de mes déceptions relatives au fonctionnement de notre Fédération et au bilan de vos mandats eu égard au programme que vous portiez pour l’escrime Française.

Je voulais que les choses demeurent en l’état.

J’avais noté, vous en conviendrez, les destinataires de mon courrier en copie afin que par souci d’équité ils puissent aussi être destinataires de votre réponse éventuelle.

Hors, j’apprends, ici et là, que votre lettre a été diffusée à de nombreuses autres personnes sans que celles-ci aient eu connaissance de la mienne. Drôle de fonctionnement démocratique !

C’est ce qui me conduit à vous écrire à nouveau aujourd’hui et à répondre à votre courrier, au demeurant courtois, mais qui nécessite cependant quelques  précisions et observations.

Tout d’abord, laissez-moi  vous dire, Monsieur le Président, que je n’ai jamais douté de votre passion pour l’escrime, ni de votre investissement qui mérite tout mon respect.

Mais comment vous dédouaner des disfonctionnements de la communication qu’elle soit interne ou externe. N’est-ce pas au Président de gérer, de décider, voire d’imposer ? Ne serait-il plus responsable de ce pourquoi il est élu ?

Vous dites  « avoir donné l’autonomie, souhaité la communication ». Je vous assure que c’est tout le contraire que nous avons perçu ces sept dernières années.

Et si vous pensez que ma présence, en tant qu’invité permanent, aux Comités Directeurs aurait pu changer mon analyse, vous vous trompez. Sachez que nous étions régulièrement tenus  informés des décisions, des orientations prises, du mode de fonctionnement de notre Fédération, puisque la Ligue de Midi-Pyrénées comptait en son sein deux de ses licenciés.

Et pour ce qui concerne les réunions des Présidents de Ligue, peut-être pourriez-vous vous poser la question au sujet de mes absences. On ne peut vouloir, à la fois, écarter, marginaliser les personnes et les Ligues qu’ils dirigent et leur demander de cautionner ce à quoi ils n’ont jamais cru.

Car c’est bien là le problème !

Vous dites que « l’objectif des 100000 licenciés devait être le moyen de mise en marche de la croissance pour un équilibre budgétaire et l’ambition légitime de tout élu qui s’engage ». Ne pensez vous pas qu’il fallait tendre vers cet objectif source de revenus supplémentaires, l’évaluer avant d’engager aveuglément les dépenses correspondantes. C’est hélas tout le contraire qui a été fait !

Je vous avais mis en garde sur cet objectif annoncé, irréaliste, utopiste, mais vous aviez pris mes remarques pour des considérations purement politiques. On connait la suite entre 2004 et 2008.

Vous revenez malgré tout à Toulouse en 2008 pour nous projeter un power point qui faisait état des mêmes ambitions pour 2012. Je vous avais répondu « le power point, je sais faire, ce qu’il contient, je ne sais pas ».

On connait le résultat aujourd’hui.

Vous analysez cet échec en parlant d’une conjoncture difficile, du manque de bases solides, d’infrastructures d’accueil, d’encadrement. C’était le langage que je tenais et les observations dont je vous avais fait part. Je vois que nous nous retrouvons sur cette analyse.

Vous parlez de notre Ligue qui n’a pas su densifier les clubs existants, en créer de nouveaux. Mais, réalistes, nous n’avions pas les mêmes objectifs que les votre  pour les raisons évoquées et en bons gestionnaires, nous n’avons jamais conduit des budgets sur la base des 3500 licenciés qui figuraient dans vos objectifs pour Midi-Pyrénées.

Et puis vous devriez savoir, au travers de l’analyse des données de la Fédération que notre Ligue compte désormais trois clubs supplémentaires par rapport au début de vos mandats, dont un, comme vous le souhaitiez à Cahors.

Enfin, et vous me l’accorderez, je n’étais jamais intervenu pour polémiquer. Maintes occasions m’auraient pourtant donné l’occasion de le faire : j’ai par exemple, entre autres, encore sur le cœur d’avoir dû faire la queue comme le plus commun des spectateurs pour assister aux Championnats du Monde d’Escrime à Paris en 2010, alors que mes enfants avaient, eux, des invitations VIP ? N’est-ce pas là un manque de respect et de considération, une volonté de marginaliser ? Le hasard sûrement !!

Il m’est, alors, d’autant plus insupportable, blessant, de vous entendre dire que j’assombri  l’escrime, que je ne sers pas l’escrime en la scindant en deux. Voilà vingt ans que je la sers, tout comme vous avec passion, sans compter et sans compensation. Mais n’est-ce pas le propre du bénévole, la richesse du bénévolat ?

Je garderai ces propos comme ceux d’un Président aigri, n’acceptant toujours pas la contradiction, peu respectueux des personnes qui ne partagent pas ses idées.

Pour rassembler il faut un programme cohérent, une politique volontariste qui tienne compte des réalités du terrain et qui nous aide à progresser dans le respect des différences. Ce n’est hélas pas le cas aujourd’hui.

Enfin que penser dans votre courrier de l’interpellation de Monsieur BOISSE  qui n’a rien à voir avec nos échanges ?

Il est temps de revenir aux fondamentaux qui ont fait la richesse de notre discipline.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

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